7 juin 2024
Tribunal judiciaire de Nantes
RG n° 21/00281

2ème chambre cab. D

Texte de la décision

TRIBUNAL
JUDICIAIRE DE [Localité 11]

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[Adresse 13]
[Localité 5]
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2ème chambre cab. D


JUGEMENT
du 07 Juin 2024


minute n°





N° RG 21/00281
N° Portalis DBYS-W-B7E-K6CF



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[C] [I] épouse [S]

C/

[B] [S]



Art. 751 du CPC - Demande en divorce autre que par consentement mutuel








Le

CE+CCC : Me Bourjon
CE+CCC : Me Cabioch
CCC : dossier











JUGEMENT DU 07 JUIN 2024



Juge aux Affaires Familiales :

Cécile DJELOYAN

Greffier :

Léanick MEDARD

Débats en chambre du conseil à l’audience du 04 Avril 2024

Jugement prononcé à l'audience publique du 07 Juin 2024



ENTRE :

[C] [I] épouse [S]
née le [Date naissance 2] 1981 à [Localité 10]

[Adresse 4]
[Adresse 9]
[Localité 7]


Comparant et plaidant par Me Sylvie BOURJON, avocat au barreau de NANTES - 51

ET :

[B] [S]
né le [Date naissance 1] 1980 à [Localité 12]

actuellement détenu au Centre de détention de [Localité 8]
[Localité 3]


Comparant et plaidant par la SELARL DESMARS BELONCLE CABIOCH - CABINET SULLY AVOCATS, avocats au barreau de NANTES - 197




[Motifs de la décision occultés]


[Motifs de la décision occultés]




PAR CES MOTIFS,

Statuant par mise à disposition au greffe, par décision contradictoire et susceptible d'appel, après débats non publics,

CONSTATE que l'ordonnance de non-conciliation ayant statué sur les modalités de vie séparée des époux est en date du 21 octobre 2021,

PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :

Madame [C] [I] née le [Date naissance 2] 1981 à [Localité 10]

et de

Monsieur [B] [S] né le [Date naissance 1] 1980 à [Localité 11] (44)

Lesquels se sont mariés le [Date mariage 6] 2012, devant l'officier de L'État civil de la mairie de [Localité 11] (44),

ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil des époux détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile,

RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu'à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l'un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l'union,

CONSTATE que Madame [C] [I] et Monsieur [B] [S] exercent en commun l'autorité parentale sur les enfants,

RAPPELLE que l'exercice en commun de l'autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l'égard des enfants et doivent notamment :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
s'informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents, sur l'organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances.),
permettre les échanges entre les enfants et l'autre parent dans le respect de vie de chacun.

RAPPELLE que tout changement de résidence de l'un des parents dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt des enfants,

FIXE la résidence des enfants au domicile de Madame [C] [I],

DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [B] [S] accueille les enfants ,



CONSTATE l'absence de demande financière de Madame [C] [I] à l'encontre de Monsieur [B] [S] au titre de la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants,

DÉBOUTE les parties du reste de leurs demandes,

CONDAMNE Madame [C] [I] aux dépens,

AVISE les parties qu'en application de l'article 7 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du 21è siècle et de l'arrêté du 16 mars 2017 désignant les juridictions habilitées à expérimenter la tentative de médiation préalable obligatoire à la saisine du juge en matière familiale, dont le tribunal judiciaire de Nantes:
Les décisions fixant les modalités de l'exercice de l'autorité parentale ou la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant ainsi que les stipulations contenues dans la convention homologuée peuvent être modifiées ou complétées à tout moment par le juge, à la demande du ou des parents ou du ministère public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non.
A peine d'irrecevabilité que le juge peut soulever d'office, la saisine du juge par le ou les parents doit être précédée d'une tentative de médiation familiale, sauf:
1° Si la demande émane conjointement des deux parents afin de solliciter l'homologation d'une convention selon les modalités fixées à l'article 373-2-7 du code civil ;
2° Si l'absence de recours à la médiation est justifiée par un motif légitime ;
3° Si des violences ont été commises par l'un des parents sur l'autre parent ou sur l'enfant.



LA GREFFIÈRE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Léanick MEDARD Cécile DJELOYAN

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