À quoi servent les lois mémorielles ?

Cycle 2020 - La justice entre mémoire et oubli

12 novembre 2020
de 17h30 à 19h en Grand’chambre (accueil de 17h à 17h30).


En raison des consignes sanitaires, le colloque se tiendra sans public. La conférence pourra être suivie à distance depuis le site internet de la Cour de cassation et sur les réseaux sociaux de la Cour.


Sous la direction scientifique de M. Denis SALAS,
président de l’A.F.H.J. et de Mme Sylvie HUMBERT,
secrétaire générale de l’A.F.H.J.

Les relations entre justice et mémoire sont polarisés par deux excès : d’un côté, comme cela a été longtemps le cas, la loi qui s’écrit au futur impose l’oubli aux actions en justice ; qu’on songe aux lois d’amnistie qui ont jalonné l’histoire, mais aussi aux anciennes institutions régulatrices du temps juridique (prescription, grâce…) ; de l’autre, on assiste à des résurgences mémorielles qui affleurent dans l’espace public ; le souvenir des faits passés envahit le droit et, par voie de conséquence, le prétoire, au risque de créer une mémoire inapaisée.

L’objet de ce cycle de conférences est d’explorer cette crise du temps judiciaire. Il est en effet demandé à la justice d’être tantôt du côté du « plus jamais ça », tantôt du côté du « il n’est plus temps ». Peut-on alors juger contre le temps ?
Comment sinon trancher du moins équilibrer mémoire et oubli ? Par quelle voie fonder une mémoire collective en s’affranchissant d’un passé traumatique ? Et, dans cette perspective, quel rôle pourrait jouer la justice ?

 

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Colloque enregistré et diffusé en direct sur :


 

  • Marc-Olivier BARUCH, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

 

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