introduction

Avec des risques seulement soupçonnés mais hypothétiquement considérables par l’ampleur ou le caractère irréversible de leurs effets, la logique dont le raisonnement juridique se doit d’être empreint vient buter sur le défaut de vérité scientifique. Le dommage n’est que virtuel mais susceptible de déborder alors la catégorie des accidents individuels juxtaposés pour toucher à celle des catastrophes et sa réparation, si le ou les événements pressentis venaient à se produire, irait au-delà des limites tant de ce qui est indemnisable que de ce qui est assurable. C’est là le domaine, relativement nouveau mais en expansion, de la précaution.