Arrêt n° 1222 du 10 novembre 2016 (15-25.113) - Cour de cassation - Troisième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2016:C301222

Cassation partielle


Demandeur(s) : M. Frédéric X...

Défendeur(s) : les époux Y..., et autres


Sur le moyen unique :

 

 Vu les articles 544 et 545 du code civil ;

 

 Attendu, selon l’arrêt attaqué (Bourges, 2 juillet 2015), que M. et Mme A…, propriétaires de la parcelle AN 305, et M. et Mme Y…, propriétaires de la parcelle AN 151, ont assigné leur voisin, M. X…, propriétaire de la parcelle 462, en enlèvement d’un bâtiment constituant un atelier-garage empiétant sur leurs fonds ;

 

 Attendu que, pour ordonner la démolition totale du bâtiment, l’arrêt retient qu’il empiète sur le fonds de M. et Mme A…, que les considérations de l’expert selon lequel l’empiétement représenterait une bande d’une superficie de 0,04 m² sont inopérantes au regard des dispositions des articles 544 et 545 du code civil et que cet empiétement fonde la demande de démolition de la construction litigieuse ;

 

 Qu’en statuant ainsi, sans rechercher, comme il le lui était demandé, si un rabotage du mur n’était pas de nature à mettre fin à l’empiétement constaté, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ;

 

 

 

 PAR CES MOTIFS :

 

CASSE ET ANNULE, mais seulement en qu’il condamne M. X… à démolir le bâtiment édifié sur sa parcelle 462, … à … et dit que cette démolition devra être achevée dans un délai de six mois de la signification du présent arrêt, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai, l’arrêt rendu le 2 juillet 2015, entre les parties, par la cour d’appel de Bourges ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel d’Orléans ; 

 


Président : M. Chauvin

Rapporteur : Mme Meano, conseiller référendaire

Avocat général : Mme Guilguet-Pauthe

Avocat(s) : SCP Boulloche ; Me Rémy-Corlay