02-14.496
Arrêt n° 464 du 7 avril 2004
Cour de cassation - Troisième chambre civile

Copropriété

Cassation


Demandeur(s) à la cassation : M. Henri X...
Défendeur(s) à la cassation : Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis 6, rue de Pontoise, 75005 Paris


Sur le moyen unique :

Vu l’article 7 du décret du 17 mars 1967, ensemble l’article 42, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1965 ;

Attendu que, sous réserve de dispositions spéciales, l’assemblée générale est convoquée par le syndic ;

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 20 décembre 2001), qu’un jugement du 8 mars 2000 a annulé l’assemblée générale des copropriétaires d’un l’immeuble en copropriété du 7 juin 1999, ayant renouvelé la société Foncia Franco-Suisse (la société) dans les fonctions de syndic ; qu’une assemblée générale, convoquée par cette dernière, s’étant tenue le 21 octobre 1999, M. X..., copropriétaire, a, le 15 décembre 1999, demandé son annulation ;

Attendu que pour débouter M. X... de cette demande, l’arrêt retient que le jugement annulant la décision de renouvellement du mandat du syndic n’était pas intervenu lorsqu’a été convoquée l’assemblée du 21 octobre 1999 ; que les décisions prises lors de l’assemblée du 7 juin 1999, étaient restées exécutoires jusqu’à son annulation ; qu’à la date de convocation à la deuxième assemblée, la société était investie des fonctions de syndic et avait le pouvoir de la convoquer ;

Qu’en statuant ainsi, dès lors que M. X... avait introduit son action dans le délai de deux mois à compter de la notification des décisions de l’assemblée générale et alors que par l’effet de l’annulation intervenue, la société n’avait plus la qualité de syndic lors de la convocation de la deuxième assemblée, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 20 décembre 2001, entre les parties, par la cour d’appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Versailles ;


Président : M. Weber 
Rapporteur : Mme Boulanger, conseiller référendaire
Avocat général : M. Guérin
Avocat(s) : Me Le Prado, la SCP Laugier et Caston