Arrêt n° 165 du 16 janvier 2012 (11-40.085) - Cour de cassation - Troisième chambre civile

Renvoi


Demandeur(s) : M. Youssef X... ; M. Brahim X...

Défendeur(s) : La société d’économie mixte d’aménagement de la Ville de Paris (SEMAVIP)


Attendu que la question transmise porte sur la conformité des articles L. 15 1 et L. 15 2 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique avec l’article 1er de la Constitution, l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et avec les principes constitutionnels d’égalité et de droit à une procédure juste et équitable garantissant l’équilibre des droits des parties ; Attendu qu’au sens de l’article 23 2 de l’ordonnance 58 1067 du 7 novembre 1958 dans sa rédaction issue de la loi organique 2009 1523 du 10 décembre 2009, les dispositions contestées sont applicables au litige ;

Qu’elles n’ont pas été déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel ;

Que la question posée présente un caractère sérieux au regard des principes constitutionnels invoqués en ce que les textes contestés autorisent la prise de possession par l’expropriant en contrepartie du versement entre les mains de l’exproprié de la seule somme qu’il lui a proposée ;

D’où il suit qu’il y a lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité ;

PAR CES MOTIFS :

RENVOIE au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité


Président : M. Terrier

Rapporteur : Mme Andrich, conseiller

Avocat général : M. Bailly, avocat général référendaire

Avocat(s) : SCP Blanc et Rousseau ; Me Foussard