Article L. 611-1-1

Date de la saisine ou de la décision Question posée Statut
13/02/2019

Les dispositions de l’article L. 611-1-1 du CESEDA résultant de la loi n°2012-1560 du 31 décembre 2012 du 31 décembre 2012, telles qu’interprétées par la jurisprudence, en ce qu’elles ne prévoient pas que l’étranger, invité par les services de police à les suivre pour recevoir la notification de ses droits, dans le cadre d’une procédure dite de « mise à disposition », hors de toute retenue administrative, doit être informé qu’il est libre de quitter à tout moment les locaux de la police, portent-elles atteinte aux droits de la défense, tels que garantis par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ? Les dispositions de l’article L. 611-1-1 du CESEDA résultant de la loi n°2012-1560 du 31 décembre 2012 du 31 décembre 2012, telles qu’interprétées par la jurisprudence, en ce qu’elles ne prévoient pas que l’étranger, invité par les services de police à les suivre pour recevoir la notification de ses droits, dans le cadre d’une procédure dite de « mise à disposition », hors de toute retenue administrative, doit être informé qu’il est libre de quitter à tout moment les locaux de la police, portent-elles atteinte à la liberté individuelle telle que garantie par l’article 66 de la Constitution ?

Question examinée
20/06/2018

Les dispositions de l’article L.611-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) créées par la loi n°2012-1560 du 31 décembre 2012, telles qu’interprétées par la Cour de cassation notamment aux termes de ses arrêts de la 1ère chambre civile du 13 juillet 2016 (n°15-22855) et 18 novembre 2015 (n°14-25877), en ce qu’elles permettent aux seuls services de police de décider, en dehors de tout critère objectif légal, si l’étranger va bénéficier des garanties instituées par l’article L.611-1-1 du CESEDA, portent-elles une atteinte injustifiée à la liberté d’aller et venir, au principe d’égalité devant la loi, au principe d’indivisibilité de la République, à la compétence de l’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, ainsi qu’aux principes de proportionnalité, de légalité, de sécurité juridique, de prévisibilité devant la justice et devant la loi, d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi, d’interprétation stricte de la loi, corollaire du principe de légalité, aux droits de la défense, au droit de ne pas faire l’objet d’arrestations d’une rigueur non nécessaire, et au droit à un recours juridictionnel effectif, garantis notamment par les articles 1, 2, 4, 6, 7, 8, 9 et 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, du Préambule de la Constitution de 1958 et des articles 1er, 34 et 66 de la Constitution ?

Question examinée
01/02/2017

Les articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui prévoient la possibilité pour le procureur de la République d’autoriser par réquisitions des contrôles d’identité en vue de la recherche et de la poursuite d’infractions qu’il précise, dans un périmètre et pendant une période déterminés, méconnaissent-ils les articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils empêchent ce dernier d’opérer un contrôle effectif des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et permettent ainsi qu’il soit procédé à des contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires voire discriminatoires ?

Les articles L. 611-1 et L. 611-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont-ils contraires aux articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et à l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils permettent aux autorités de police de procéder au contrôle du droit au séjour d’un étranger et à son placement en retenue pour vérification du droit au séjour à l’issue d’un contrôle d’identité sur réquisitions réalisé sur le fondement des articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui ne prévoient pas de contrôle suffisant par le juge judiciaire des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et donc des conditions dans lesquelles la qualité d’étranger de la personne interpellée est apparue ?

Question examinée

Les articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui prévoient la possibilité pour le procureur de la République d’autoriser par réquisitions des contrôles d’identité en vue de la recherche et de la poursuite d’infractions qu’il précise, dans un périmètre et pendant une période déterminés, méconnaissent-ils les articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils empêchent ce dernier d’opérer un contrôle effectif des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et permettent ainsi qu’il soit procédé à des contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires voire discriminatoires ?

Les articles L. 611-1 et L. 611-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont-ils contraires aux articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et à l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils permettent aux autorités de police de procéder au contrôle du droit au séjour d’un étranger et à son placement en retenue pour vérification du droit au séjour à l’issue d’un contrôle d’identité sur réquisitions réalisé sur le fondement des articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui ne prévoient pas de contrôle suffisant par le juge judiciaire des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et donc des conditions dans lesquelles la qualité d’étranger de la personne interpellée est apparue ?

Question examinée
18/10/2016

Les articles 78-2, alinéa 7, et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui prévoient la possibilité pour le procureur de la République d’autoriser par réquisitions des contrôles d’identité en vue de la recherche et de la poursuite d’infractions qu’il précise, dans un périmètre et pendant une période déterminés, méconnaissent-ils les articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils empêchent ce dernier d’opérer un contrôle effectif des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et permettent ainsi qu’il soit procédé à des contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires voire discriminatoires ?

Les articles L. 611-1 et L. 611-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont-ils contraires aux articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et à l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils permettent aux autorités de police de procéder au contrôle du droit au séjour d’un étranger et à son placement en retenue pour vérification du droit au séjour à l’issue d’un contrôle d’identité sur réquisitions réalisé sur le fondement des articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui ne prévoient pas de contrôle suffisant par le juge judiciaire des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et donc des conditions dans lesquelles la qualité d’étranger de la personne interpellée est apparue ?

Question examinée
18/10/2016

Les articles 78-2, alinéa 7, et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui prévoient la possibilité pour le procureur de la République d’autoriser par réquisitions des contrôles d’identité en vue de la recherche et de la poursuite d’infractions qu’il précise, dans un périmètre et pendant une période déterminés, méconnaissent-ils les articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils empêchent ce dernier d’opérer un contrôle effectif des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et permettent ainsi qu’il soit procédé à des contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires voire discriminatoires ?

Les articles L. 611-1 et L. 611-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont-ils contraires aux articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui affirment les principes de liberté individuelle et d’égalité, à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que ces droits doivent être garantis et à l’article 66 de la Constitution qui fait du juge judiciaire le gardien de la liberté individuelle, en ce qu’ils permettent aux autorités de police de procéder au contrôle du droit au séjour d’un étranger et à son placement en retenue pour vérification du droit au séjour à l’issue d’un contrôle d’identité sur réquisitions réalisé sur le fondement des articles 78-2 al. 7 et 78-2-2 du code de procédure pénale, qui ne prévoient pas de contrôle suffisant par le juge judiciaire des circonstances et motifs ayant justifié le contrôle d’identité et donc des conditions dans lesquelles la qualité d’étranger de la personne interpellée est apparue ?

Question examinée