Articles L. 322-1, L. 322-2, L. 322-3, L. 322-4, L. 322-5, L. 322-6, L. 324-6, L. 324-7, L. 324-8, L. 324-9 et L. 324-10 du code de la sécurité intérieure

  • Question

Les articles L. 322-1, L. 322-2, L. 322-3, L. 322-4, L. 322-5, L. 322-6, L. 324-6, L. 324-7, L. 324-8, L. 324-9 et L. 324-10 du code de la sécurité intérieure portent-ils atteinte au principe de liberté d’entreprendre posé par l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, au principe d’égalité devant la loi garanti par l’article 6 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, au principe de l’incompétence négative du législateur aux termes de l’article 34 de la Constitution, à la liberté d’association, au principe de proportionnalité des peines garanti par l’article 8 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?

  • Saisine

Du 16/01/2014, U 14-90.003 - Tribunal de grande instance de Perpignan, chambre correctionnelle

  • Décision de la Cour de cassation

Arrêt n° 1874 du 2 avril 2014 (14-90.003) - Cour de cassation - Chambre criminelle - ECLI:FR:CCASS:2014:CR01874


Demandeur(s) : M. Camille X...


Attendu que la question prioritaire de constitutionnalité est ainsi rédigée :

“Les articles L. 322- 1, L. 322-2, L. 322-3, L. 322-4, L. 322-5, L. 322-6, L. 324-6, L. 324-7, L. 324-8, L. 324-9 et L. 324-10 du code de la sécurité intérieure, portent ils atteinte au principe de liberté d’entreprendre posés par I’article 4 de la Déclaration universelle des droits de I’homme et du citoyen de 1789, au principe d’égalité devant la loi garanti par I’article 6 de la Déclaration universelle des droits de I’homme et du citoyen de 1789, au principe de I’incompétence négative du législateur aux termes de I’article 34 de la Constitution, à la libertés d’association, au principe de proportionnalité des peines garanti par I’article 8 de la Déclaration universelle des droits de I’homme et du citoyen de 1789 ?” ;

Attendu que les dispositions critiquées ont été créées par les lois du 21 mai 1836 portant prohibition des loteries et 12 juillet 1983 relative aux jeux de hasard ; que ces dispositions ont été modifiées à plusieurs reprises avant d’être transposées dans le code de la sécurité intérieure et abrogées par l’ordonnance 2012-351 du 12 mars 2012 ; qu’à ce jour, celle-ci n’a pas été ratifiée ; que, par suite, les dispositions du code de la sécurité intérieure rappelées ci-dessus ne revêtent pas le caractère de dispositions législatives au sens de l’article 61-1 de la Constitution ; qu’elles ne sont, en conséquence, pas susceptibles de faire l’objet d’une question prioritaire de constitutionnalité ;

D’où il suit que la question prioritaire de constitutionnalité n’est pas recevable

Par ces motifs :

DÉCLARE IRRECEVABLE la question prioritaire de constitutionnalité ;


Président : M. Louvel

Rapporteur : Mme Labrousse, conseiller rapporteur

Avocat général : M. Boccon-Gibod, premier avocat général


  • Décision du Conseil constitutionnel

Irrecevabilité