Article 174

Date de la saisine ou de la décision Question posée Statut
24/06/2019

Les dispositions de l’article 174 du Code de procédure pénale, en ce qu’elle ne permettent pas de réparer la référence à une pièce ou d’un acte de la procédure annulé par la Chambre de l’Instruction, notamment lorsque cette annulation intervient postérieurement à la saisine de la juridiction répressive, mais prévoit seulement l’engagement de poursuites disciplinaires à l’encontre des auteurs de ces références, portent-elle atteinte aux principes des droits de la défense et au droit au recours effectif tels qu’il découlent de l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ?

Question en cours
04/09/2018

- Les articles 80-1, 173, 174, 198, 199 du code de procédure pénale sont-ils conformes aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier à la garantie des droits telle qu’énoncée par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi qu’au droit d’accès au juge, en ce que ces textes permettent, pour statuer sur une demande d’annulation de mise en examen, la tenue d’une audience en chambre du conseil, dont même les parties, et singulièrement les parties civiles, sont exclues, sachant que des mémoires sont admis jusqu’au jour de ladite audience mais que les parties ne peuvent produire aucun élément nouveau par rapport à ce que comporte le dossier d’instruction, cependant que cette audience peut donner lieu à des débats sur le fond de l’infraction visée, sans se cantonner à l’appréciation de la validité, ou de la nullité, de la décision de mise en examen ?

- Les dispositions combinées des articles 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 (après modification par loi organique n° 2009- 1523 du 10 décembre 2009) et 590 du code de procédure pénale, en ce que, telles qu’interprétées par la jurisprudence, elles empêchent un demandeur au pourvoi de soulever une QPC à l’occasion de la réouverture, devant la Cour de cassation, des débats postérieurement au dépôt, par le conseiller désigné, de son premier rapport sur le pourvoi, sont-elles conformes aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier au droit de soulever une question prioritaire de constitutionnalité, consacré par l’article 61-1 de la Constitution, ainsi qu’à l’égalité devant la justice et à la garantie des droits, et notamment le droit à un recours juridictionnel effectif, garantis par les articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

- L’article 590 du code de procédure pénale est-il conforme aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier à la garantie des droits telle qu’énoncée par les articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ainsi qu’au principe d’égalité devant la loi et au droit d’accès au juge :

En ce que, d’une part, tel qu’interprété par la jurisprudence, il instaure une clôture pour la présentation des moyens qui intervient arbitrairement sans que le demandeur soit préalablement informé de la date de ladite clôture, et plus précisément, en ce que, nonobstant le fait qu’il prévoit explicitement la possibilité pour le demandeur de présenter un mémoire additionnel avant le dépôt de son rapport par le conseiller désigné, il prive le demandeur en cassation de la possibilité effective de déposer pareil mémoire additionnel en permettant que le dépôt du rapport par le conseiller désigné puisse intervenir sans que le demandeur en soit averti, qui plus est à une date qui n’est pas objectivement déterminable ;

Et en ce que, d’autre part, l’article 590 du code de procédure pénale, tel qu’interprété par la jurisprudence, permet, dans une même affaire, de fixer la clôture pour la présentation des moyens de cassation par les demandeurs à des dates différentes pour différents demandeurs, ainsi que d’instruire séparément les moyens des différents demandeurs, ce qui instaure une inégalité de traitement à la fois entre les différents demandeurs et entre demandeurs et défendeurs.

Question examinée
04/09/2018

- Les articles 80-1, 173, 174, 198, 199 du code de procédure pénale sont-ils conformes aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier à la garantie des droits telle qu’énoncée par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi qu’au droit d’accès au juge, en ce que ces textes permettent, pour statuer sur une demande d’annulation de mise en examen, la tenue d’une audience en chambre du conseil, dont même les parties, et singulièrement les parties civiles, sont exclues, sachant que des mémoires sont admis jusqu’au jour de ladite audience mais que les parties ne peuvent produire aucun élément nouveau par rapport à ce que comporte le dossier d’instruction, cependant que cette audience peut donner lieu à des débats sur le fond de l’infraction visée, sans se cantonner à l’appréciation de la validité, ou de la nullité, de la décision de mise en examen ?

- Les dispositions combinées des articles 23-5 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 (après modification par loi organique n° 2009- 1523 du 10 décembre 2009) et 590 du code de procédure pénale, en ce que, telles qu’interprétées par la jurisprudence, elles empêchent un demandeur au pourvoi de soulever une QPC à l’occasion de la réouverture, devant la Cour de cassation, des débats postérieurement au dépôt, par le conseiller désigné, de son premier rapport sur le pourvoi, sont-elles conformes aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier au droit de soulever une question prioritaire de constitutionnalité, consacré par l’article 61-1 de la Constitution, ainsi qu’à l’égalité devant la justice et à la garantie des droits, et notamment le droit à un recours juridictionnel effectif, garantis par les articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

- L’article 590 du code de procédure pénale est-il conforme aux droits et libertés que la Constitution garantit, et en particulier à la garantie des droits telle qu’énoncée par les articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ainsi qu’au principe d’égalité devant la loi et au droit d’accès au juge :

En ce que, d’une part, tel qu’interprété par la jurisprudence, il instaure une clôture pour la présentation des moyens qui intervient arbitrairement sans que le demandeur soit préalablement informé de la date de ladite clôture, et plus précisément, en ce que, nonobstant le fait qu’il prévoit explicitement la possibilité pour le demandeur de présenter un mémoire additionnel avant le dépôt de son rapport par le conseiller désigné, il prive le demandeur en cassation de la possibilité effective de déposer pareil mémoire additionnel en permettant que le dépôt du rapport par le conseiller désigné puisse intervenir sans que le demandeur en soit averti, qui plus est à une date qui n’est pas objectivement déterminable ;

Et en ce que, d’autre part, l’article 590 du code de procédure pénale, tel qu’interprété par la jurisprudence, permet, dans une même affaire, de fixer la clôture pour la présentation des moyens de cassation par les demandeurs à des dates différentes pour différents demandeurs, ainsi que d’instruire séparément les moyens des différents demandeurs, ce qui instaure une inégalité de traitement à la fois entre les différents demandeurs et entre demandeurs et défendeurs.

Question examinée
27/06/2018

Les dispositions combinées des articles 187 et 174 du code de procédure pénale, en permettant au juge d’instruction de rendre une ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement nonobstant l’examen en cours d’une requête en nullité, et sans ouvrir la possibilité pour la chambre de l’instruction chargée de statuer sur cette requête de prononcer l’annulation d’une telle ordonnance dans l’hypothèse où elle fait droit à la demande d’annulation, portent-elles atteinte au principe d’égalité devant la loi, aux droits de la défense ainsi qu’au droit à un recours effectif devant une juridiction, garantis par les articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?

Question examinée
09/01/2013

Les dispositions combinées des articles 173, 173-1, 174 et 206 du Code de procédure pénale qui permettent au Parquet (et au juge d’instruction) jusqu’à la fin de l’information de saisir la chambre de l’instruction lorsqu’il estime qu’une nullité a été commise, alors que la personne mise en examen, le témoin assisté et la partie civile sont eux soumis à un délai de forclusion de six mois, portent-elles atteinte aux droits et aux libertés garantis par le préambule de la constitution de 1946, par l’article 66 de la constitution et par les articles 9 et 16 de la déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens de 1789 ?

Question examinée
08/01/2013

« Les dispositions combinées des articles 173, 173-1, 174 et 206 du Code de procédure pénale qui permettent au Parquet (et au juge d’instruction) jusqu’à la fin de l’information de saisir la chambre de l’instruction lorsqu’il estime qu’une nullité a été commise, alors que la personne mise en examen, le témoin assisté et la partie civile sont eux soumis à un délai de forclusion de six mois, portent-elles atteinte aux droits et aux libertés garantis par la Constitution, et notamment au droit à un recours juridictionnel effectif et aux droits de la défense, mais surtout et particulièrement au droit à un procès équitable et au principe de l’égalité des armes ? »

Question examinée
05/10/2011

« Renvoyer au Conseil Constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité selon laquelle l’article 174 alinéa 1er du code de procédure pénale porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, en particulier le droit à un recours juridictionnel effectif et le droit à une procédure juste et équitable garantissant l’équilibre des droits des parties tels que prévus par les articles 1er, 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 »

Question examinée
20/07/2011

« Les articles 173 dernier alinéa et 174 alinéa 1er du code de procédure pénale portent-ils atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, en particulier le droit au recours juridictionnel effectif et le droit à une procédure juste et équitable garantissant l’équilibre des droits des parties tels que prévus par les articles 1er, 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ? »

Question examinée