Article L. 621-15-1

Date de la saisine ou de la décision Question posée Statut
28/01/2015

Les articles L. 465-1, L. 466-1, L. 621-15, L. 621-15-1, L. 621-16, L. 621-16-1 et L. 621-20-1 du code monétaire et financier et l’article 6 du code de procédure pénale dans l’interprétation qui en est faite par la jurisprudence, portent-ils atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit et plus précisément :

- au principe de séparation des pouvoirs (article 16 de la Déclaration de 1789), en ce que l’article L. 621-15 du code monétaire et financier confère à l’Autorité des Marchés Financiers un pouvoir de sanction de nature pénale ?

- au principe de présomption d’innocence et aux droits de la défense (article 9 de la Déclaration de 1789), en ce qu’ils permettent et organisent la possibilité d’une condamnation de nature pénale tenant compte d’une précédente condamnation prononcée pour les mêmes faits par l’Autorité des Marchés Financiers ?

- au principe d’égalité devant la loi (article 6 de la Déclaration de 1789) et de nécessité et proportionnalité des peines (article 8 de la Déclaration de 1789), en ce qu’ils permettent une double poursuite et une double condamnation par l’AMF et l’autorité judiciaire pour les mêmes faits ?

- au principe non bis in idem et son corollaire le principe de l’autorité de la chose jugée, en ce qu’ils permettent d’exercer des poursuites pénales, et le cas échéant de prononcer une condamnation, pour des faits qui ont déjà fait l’objet d’une décision de la Commission des sanctions de l’Autorité des Marchés Financiers dans la même affaire ?

- au principe d’égalité de tous devant la loi (article 6 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789) et avec l’affirmation selon lesquelles seules des peines strictement et évidemment nécessaires doivent être établies par la loi (article 8 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789), ce qui inscrit dans la norme constitutionnelle de la règle non bis in idem, en ce que l’article 6 du code de procédure pénale, tel qu’interprété de façon constante par la jurisprudence, aboutit au refus de reconnaître l’autorité de la chose jugée a une décision définitive de la Commission des sanctions de l’AMF, compétente pour prononcer des sanctions suffisamment sévères pour être assimilées à des peines au sens du droit pénal et considère comme juridiquement possibles de nouvelles poursuites pour les mêmes faits devant un tribunal correctionnel après que la Commission des sanctions de l ’AMF a prononcé la condamnation de la personne mise en cause ?

Question examinée
17/12/2014

Les articles L. 465-1, L. 466-1, L. 621-15-1, L. 621-16, L. 621-16-1 et L. 621-20-1 du code monétaire et financier portent-ils atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit et plus précisément aux articles 8 (principe de nécessité et proportionnalité des peines) et 16 (principes de l’autorité de la chose jugée, de la force exécutoire des décisions, de sécurité juridique, de bonne administration de la justice et au principe prohibant le déni de justice) de la Déclaration de 1789 en ce qu’ils permettent d’exercer des poursuites pénales, et le cas échéant le prononcé d’une condamnation, pour des faits qui ont déjà fait l’objet d’une décision définitive de mise hors de cause rendue par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans une même affaire ?

Question examinée