Arrêt n°1166 du 26 septembre 2019 (18-13.438) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile
- ECLI:FR:CCASS:2019:C201166

Procédure civile

Rejet

Demandeur(s) : société Eurofins analyses pour le bâtiment Est, société par actions simplifiée

Défendeur(s) : société Flashlab, société par actions simplifiée


Sur le moyen unique, pris en sa première branche  :

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 1er mars 2018 ), que se plaignant d’actes de concurrence déloyale par la société Flashlab, la société Eurofins analyses pour le bâtiment Est (la société Eurofins) a saisi le président d’un tribunal de commerce à fin de voir désigner un huissier de justice pour effectuer diverses mesures sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile ; que la requête de la société Eurofins a été accueillie ;

Attendu que la société Eurofins fait grief à l’arrêt de constater la caducité de l’autorisation donnée par le juge des requêtes aux fins de constat suivant ordonnance du 10 février 2015 rectifiée le 23 février 2015, de prononcer la rétractation de ladite ordonnance, et de dire que cette rétractation emporte toutes conséquences de droit et donc l’annulation des constats effectués en exécution de cette ordonnance, alors selon le moyen, que l’instance en rétractation d’une ordonnance sur requête a pour seul objet de soumettre à l’examen d’un débat contradictoire le bien-fondé de l’ordonnance initiale rendue à l’initiative d’une partie en l’absence de son adversaire si bien qu’en retenant néanmoins que la constatation de la caducité d’une telle ordonnance pour défaut d’exécution de la mesure d’instruction autorisée dans le délai imparti, relevait de l’office du juge de la rétractation, la cour d’appel a violé les articles 493, 496 et 497 du code de procédure civile ; Mais attendu qu’ayant relevé que les opérations de constat et de saisie avaient été réalisées après l’expiration du délai imparti dans l’ordonnance, c’est à bon droit que la cour d’appel a retenu que, l’autorisation donnée par le juge pour exécuter ces mesures étant devenue caduque, il entrait dans les pouvoirs du juge de la rétractation de constater cette caducité ;

D’où il suit que le moyen n’est pas fondé ;

Et attendu qu’il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur le moyen unique annexé, pris en ses deuxième, troisième et quatrième branches, qui n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;


Président : Mme Flise
Rapporteur : Mme Lemoine, conseiller référendaire
Avocat général : M. Girard
Avocat : SCP Garreau, Bauer-Violas et Feschotte-Desbois - SCP Alain Bénabent