02-42.405
Arrêt n° 1106 du 2 juin 2004
Cour de cassation - Chambre sociale

Travail réglementation

Rejet


Demandeur(s) à la cassation : Société Meubles Wieder SA
Défendeur(s) à la cassation : Mme Mercédès X...


Sur le moyen unique :

Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud’hommes de Thonon-les-Bains, 20 novembre 2001) que Mme X..., employée par la société Wieder Meubles Atlas en qualité de secrétaire commerciale et administrative depuis le 3 mai 1999 et dont le contrat de travail stipulait en son article 4 qu’elle pouvait prendre ses congés deux semaines en mai-juin, deux semaines en juillet-août, une semaine en février-mars, s’est trouvée en congé maladie du 1er février au 29 février 2000 et du 3 au 16 avril 2000 puis en congé de maternité du 17 avril au 6 août 2000 ; qu’après avoir demandé en vain à prendre ses congés payés à la suite de son congé de maternité, soit 12 jours ouvrables à partir du 7 août 2000 pour se trouver ensuite en congé parental d’éducation, la salariée a saisi la juridiction prud’homale en vue d’obtenir le bénéfice de l’indemnité de congés payés sur les trois semaines litigieuses et le paiement de dommages-intérêts ;

Attendu que l’employeur fait grief à la décision d’avoir fait droit à cette demande par des motifs tirés de la violation des articles L. 223-7, L. 223-8 du Code du travail et de l’article 1134 du Code civil ;

Mais attendu, d’abord, que les congés annuels doivent être pris au cours d’une période distincte du congé de maternité ;

Attendu, ensuite, que le conseil de prud’hommes a constaté que l’employeur avait mis la salariée dans l’impossibilité de prendre le solde de ses congés payés après son congé de maternité et avant son départ en congé parental ;

D’où il suit que le moyen n’est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;


Président : M. Sargos 
Rapporteur : M. Rovinski, conseiller référendaire
Avocat général : M. Legoux