Arrêt n° 550 du 12 mai 2016 (15-15.140) - Cour de cassation - Troisième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2016:C300550

Copropriété

Cassation

Demandeur(s) : M. Claude X...

Défendeur(s) : le syndicat des copropriétaires de la résidence [...], représenté par son syndic la société CL conseils


Sur le moyen unique :

 Vu les articles 24, 25 c et 25-1 de la loi du 10 juillet 1965, ensemble l’article 19 du décret du 17 mars 1967 ;

 Attendu, selon ces textes, que, lorsque l’assemblée générale des copropriétaires n’a pas décidé à la majorité des voix de tous les copropriétaires et que le projet n’a pas recueilli au moins le tiers des voix, une nouvelle assemblée générale peut statuer à la majorité prévue à l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965 ;

 Attendu, selon l’arrêt attaqué (Montpellier, 30 décembre 2014), que, l’assemblée générale des copropriétaires de la résidence … du 31 mars 2011 n’ayant pas voté le projet de résolution relatif à la désignation du syndic en raison de l’insuffisance de copropriétaires présents, une seconde assemblée générale, convoquée le 27 juin 2011 en application de l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965, a adopté une résolution désignant le syndic et approuvant les conditions de son contrat ; que M. X… a assigné le syndicat des copropriétaires en annulation de cette décision ;

 Attendu que, pour rejeter la demande, l’arrêt retient que le contrat présenté à l’assemblée générale du 27 juin 2011 ne comporte pas de modification substantielle par rapport à celui présenté à l’assemblée générale du 31 mars 2011 et que les modifications vont dans un sens favorable au syndicat ;

 Qu’en statuant ainsi, alors que le projet de délibération soumis à la seconde assemblée générale statuant en application de l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 doit être identique à celui sur lequel l’assemblée générale n’a pas statué à la majorité de l’article 25, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;

 PAR CES MOTIFS :

 CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 30 décembre 2014, entre les parties, par la cour d’appel de Montpellier ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence ;


Président : M. Chauvin
Rapporteur : Mme Masson-Daum
Avocat(s) : Me Haas ; SCP Odent et Poulet