Arrêt n° 104 du 25 janvier 2012 (10-27.357) - Cour de cassation - Troisième chambre civile

Vente

Cassation


Demandeur(s) : les consorts X...

Défendeur(s) : les époux A...


Sur le moyen unique :

 Vu l’article 455 du code de procédure civile ;

 Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 30 septembre 2010), que, par acte authentique du 28 avril 2004, les époux A… ont vendu une maison d’habitation à M. X…et à Mme Y… (consorts X…) ; que, soutenant que les vendeurs leur avaient caché l’existence d’une fenêtre de toit dans la salle de bains, dissimulée par un faux plafond, entraînant un problème d’humidité, les consorts X… les ont assignés en indemnisation de leur préjudice ;

 Attendu que, pour débouter les consorts X… de leurs demandes, l’arrêt retient que l’action fondée sur l’obligation de délivrance conforme se confond avec celle fondée sur l’existence d’un vice caché, que l’action de l’acquéreur est soumise au bref délai et que l’action introduite le 19 janvier 2007 pour un achat du 28 avril 2004 ne répond pas à cette condition ;

 Qu’en statuant ainsi, par cette seule affirmation et sans constater que la garantie des vices cachés constituait l’unique fondement possible de l’action des consorts X…, la cour d’appel n’a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ;
 
  PAR CES MOTIFS :

 CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 30 septembre 2010, entre les parties, par la cour d’appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Paris, autrement composée ;


Président : M. Terrier

Rapporteur : M. Pronier, conseiller

Avocat général : M. Bruntz

Avocat(s) : SCP Gadiou et Chevallier ; SCP Barthélemy, Matuchansky et Vexliard