Arrêt n° 105 janvier 2019 (18-10.669) - Cour de cassation – Deuxième chambre civile – ECLI:FR:CCASS:2019:C200105

Sécurité sociale, allocations diverses

Cassation

Sommaire :
Il résulte de l’article 2-1 du décret n° 99-247 du 29 mars 1999 relatif à l’allocation de cessation anticipée d’activité prévue à l’article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999, qu’en cas d’activité salariée discontinue, les périodes travaillées retenues pour le calcul du salaire de référence servant de base à la détermination de l’allocation sont prises en compte jusqu’à totaliser 365 jours de paie, peu important l’amplitude de la période considérée.


Demandeur(s) : Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail de Normandie

Défendeur(s) : M. Jean-Luc X...


Sur le moyen, pris en ses cinquième et sixième branches  :

Vu l’article 2.1 du décret n° 99-247 du 29 mars 1999 relatif à l’allocation de cessation anticipée d’activité prévue à l’article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 ;

Attendu, selon ce texte, qu’en cas d’activité salariée discontinue, les périodes travaillées retenues pour le calcul du salaire de référence servant de base à la détermination de l’allocation sont prises en compte jusqu’à totaliser 365 jours de paie ;

Attendu, selon l’arrêt attaqué, que la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail de Normandie (la CARSAT) a notifié le 30 juillet 2013 à M. X... une décision d’attribution de l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante ; que ce dernier a contesté le mode de calcul de cette allocation ; qu’il a saisi d’un recours une juridiction de sécurité sociale ;

Attendu que pour enjoindre à la CARSAT de procéder à nouveau au calcul des droits du cotisant à cette allocation à compter du 1er novembre 2013, l’arrêt retient qu’il convient d’exclure du calcul les cinquante-trois dimanches non travaillés et le 1er mai de la base de calcul des douze derniers mois d’activité salariée ;

Qu’en statuant ainsi, alors qu’il résultait de ses constatations que M. X... avait exercé une activité salariée discontinue, de sorte que les périodes travaillées devaient être retenues jusqu’à totaliser 365 jours de paie peu important l’amplitude de la période considérée, la cour d’appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :

CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 15 novembre 2017, entre les parties, par la Cour d’appel de Rouen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Caen ;


Président : Mme Flise
Rapporteur : Mme Brinet

Avocat général : M. Aparisi
Avocat(s) : Me Prado - SCP Gatineau et Fattaccini Ortscheidt,