Arrêt n° 1285 du 28 septembre 2017 (16-21.881) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2017:C201285

Appel civil

Rejet



Demandeur(s) : M. X...

Défendeur(s) : le procureur général près la cour d’appel de Nancy


Sur le moyen unique :

 Attendu, selon l’arrêt attaqué (Nancy, 30 mai 2016), que M. X… a interjeté appel du jugement d’un tribunal de grande instance rendu en matière de nationalité et intimé le procureur général près la cour d’appel ;

 Attendu que M. X… fait grief à l’arrêt de confirmer l’ordonnance du 19 novembre 2015 ayant déclaré caduque sa déclaration d’appel dans ses rapports avec le ministère public, alors, selon le moyen, que l’article 911 du code de procédure civile ne prévoit de sanctions que dans le cas où les conclusions ne sont pas notifiées aux avocats des parties dans le délai de leur remise au greffe de la cour et dans celui où elles ne sont pas signifiées dans le mois suivant l’expiration de ce délai aux parties qui n’ont pas constituées avocats ; qu’en faisant dès lors application des sanctions prévues par cette dernière disposition, en l’espèce la caducité de l’article 908 du même code, en l’absence de signification des conclusions de l’appelant au ministère public dans le délai de trois mois prescrit par l’article 908 du code de procédure civile, la cour d’appel a violé ces dernières dispositions ;

 Mais attendu que la disposition de l’article 911 du code de procédure civile qui prévoit que, sous les sanctions prévues aux articles 908 à 910 du même code, les conclusions sont notifiées aux avocats des parties dans le délai de leur remise au greffe de la cour d’appel, s’applique au ministère public lorsque celui-ci est partie à l’instance d’appel, dès lors que les notifications faites à l’égard de cette partie, qui est dispensée de constituer un avocat, ont lieu dans les formes prévues pour les notifications entre avocats ; qu’ayant relevé que M. X… n’avait pas notifié ses conclusions d’appel au ministère public dans le délai de leur remise à la cour d’appel, c’est à bon droit que celle-ci a déclaré caduque la déclaration d’appel ;

 D’où il suit que le moyen n’est pas fondé ;

 PAR CES MOTIFS :

 REJETTE le pourvoi ;


Président : Mme Flise

Rapporteur : M. de Leiris, conseiller référendaire

Avocat général : Mme Vassallo

Avocat(s) : SCP Gadiou et Chevallier