Arrêt n° 442 du 30 mars 2017 (16-13.308) - Cour de cassation - Deuxième chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2017:C200442

Sécurité sociale, assurances sociales

Cassation partielle sans renvoi


Demandeur(s) : M. Alain X...

Défendeur(s) : la Caisse nationale d’ assurance vieillesse des travailleurs salariés


Sur le moyen unique :

 

 Vu les articles R. 351-34 et R. 351-37 du code de la sécurité sociale, dans leur rédaction applicable à la date de la liquidation des droits litigieux ;

 

 Attendu, selon le second de ces textes, que chaque assuré indique la date à compter de laquelle il désire entrer en jouissance de sa pension, cette date étant nécessairement le premier jour d’un mois et ne pouvant être antérieure au dépôt de la demande ;

 

 Attendu, selon l’arrêt attaqué, que la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (la Caisse) a notifié à M. X… l’attribution de sa retraite personnelle au titre de l’inaptitude au travail à effet du 1er janvier 2012, la demande de l’intéressé, datée du 30 novembre 2011, ayant été reçue le 1er décembre 2011 ; que contestant le point de départ retenu par la Caisse, M. X… a saisi d’un recours une juridiction de sécurité sociale ;

 

 Attendu que pour rejeter ce recours, l’arrêt relève que ce n’est que le 13 mars 2012 que M. X… a déposé l’imprimé réglementaire de demande de pension de vieillesse, ce qui permettait à la Caisse de ne fixer le point de départ de celle-ci qu’au premier jour du mois suivant ce dépôt ; que par bienveillance la Caisse a accepté de faire démarrer le versement de cette pension au 1er janvier 2012, correspondant au premier jour du mois suivant le dépôt de la première demande formée par lettre ; que ce faisant elle a respecté les prescriptions légales et réglementaires ;

 

 Qu’en statuant ainsi, alors qu’elle constatait que la demande de pension, régularisée par l’envoi de l’imprimé réglementaire, avait été reçue par la Caisse le 1er décembre 2011, ce dont il résultait que la date d’entrée en jouissance de la pension formulée par M. X… n’était pas antérieure au dépôt de la demande, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;

 

 Et vu l’article 627 du code de procédure civile, dont l’application est suggérée par le demandeur ;

 

 PAR CES MOTIFS :

 

 CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il a refusé de fixer au 1er décembre 2011 la date d’effet de la pension de vieillesse de M. X…, l’arrêt rendu le 14 janvier 2016, entre les parties, par la cour d’appel de Versailles ;

 

 DIT n’y avoir lieu à renvoi ;

 

 Fixe au 1er décembre 2011 la date d’entrée en jouissance de la pension pour inaptitude au travail allouée à M. X… ;

 


 Président : Mme Flise 

Rapporteur : Mme Vieillard, conseiller

Avocat général : M. de Monteynard

Avocat(s) : SCP Thouin-Palat et Boucard ; SCP Gatineau et Fattaccini