Pierre Paul Nicolas Henrion de Pansey (1742 - 1829)

Entré comme avocat au Parlement de Paris en 1763, Henrion de Pansey se fait remarquer en défendant un esclave qui réclamait sa liberté après avoir été amené en France par son maître ; la qualité de sa plaidoirie sera d’ailleurs saluée par Voltaire. À la révolution, Pansey perd sa charge d’avocat, mais continue de donner des consultations juridiques. La Terreur passée, il intègre la fonction publique ; il devient également professeur à l’École centrale de Chaumont. Sous le Consulat, il est nommé juge au Tribunal de cassation (premier nom donné à la Cour de cassation) puis Napoléon, qui le tient en haute estime, fait de lui l’un des présidents de chambre de la juridiction suprême. Connu pour être un travailleur acharné, il est choisi, sous la Restauration, pour rejoindre le département de la justice en qualité de commissaire. Par la suite, il occupe les fonctions de conseiller d’État, sans pour autant renoncer à la présidence de sa chambre à la Cour de cassation. Cette trajectoire professionnelle exceptionnelle ne fut pas exclusive d’une production intellectuelle. Parmi ses travaux remarqués, l’on peut citer De la compétence des juges de paix ou encore De l’autorité judiciaire en France.