15 December 2014
Cour de cassation
Pourvoi n° 14-70.009

Autre

Publié au Bulletin

ECLI:FR:CCASS:2014:AV15013

Titre

  • travail reglementation, sante et securite
  • services de santé au travail
  • personnels concourant aux services de santé au travail
  • médecin du travail
  • protection
  • licenciement sans autorisation administrative
  • absence de réintégration
  • effets
  • indemnisation
  • evaluation
  • détermination
  • contrat de travail, rupture
  • licenciement
  • salarié protégé
  • mesures spéciales
  • domaine d'application
  • portée contrat de travail, rupture
  • inobservation
  • evaluation travail reglementation, sante et securite
  • protection exceptionnelle et exorbitante du droit commun
  • portée

Sommaire

Le médecin du travail licencié sans autorisation administrative et qui ne demande pas sa réintégration a droit à une indemnité pour violation du statut protecteur égale aux salaires qu'il aurait dû percevoir entre son éviction et la fin de la période de protection, dans la limite de trente mois, durée de la protection minimale accordée aux représentants du personnel

Texte de la décision

Demande d'avis n° M 1470009
Séance 15 décembre 2014
Juridiction : Conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt
Avis n° 15013P
Vu les articles L. 141-1 et suivants du code de l'organisation judiciaire et 1031-1 et suivants du code de procédure civile ;
Vu la demande d'avis formulée le 18 septembre 2014 par le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, reçue le 26 septembre 2014, dans une instance opposant M. Jean-Marie X... à la SAS Vallourec Tubes France et ainsi libellée :
" Quelle doit être la durée de protection permettant de calculer le montant de l'indemnité pour violation du statut protecteur du médecin du travail licencié sans autorisation administrative ? "
Vu les observations écrites déposées par la SCP Célice, Blancpain et Soltner pour la SAS Vallourec Tubes France ;
Sur le rapport de Mme Sabotier, conseiller référendaire, et les conclusions de Mme Courcol-Bouchard, avocat général, entendu en ses conclusions orales ;
EST D'AVIS QUE :
Le médecin du travail licencié sans autorisation administrative et qui ne demande pas sa réintégration a droit à une indemnité pour violation du statut protecteur égale aux salaires qu'il aurait dû percevoir entre son éviction et la fin de la période de protection, dans la limite de trente mois, durée de la protection minimale légale accordée aux représentants du personnel.
Fait à Paris, le 15 décembre 2014, au cours de la séance où étaient présents :
M. Louvel, premier président, M. Terrier, Mme Flise, MM. Guérin, Jean, Mme Batut, M. Frouin, Mme Mouillard, présidents de chambre, Mme Lambremon, conseiller, Mme Sabotier, conseiller référendaire rapporteur, assistée de M. Pons, auditeur au service de documentation, des études et du rapport, et Mme Tardi, directeur de greffe.
Le présent avis a été signé par le premier président et le directeur de greffe.

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