Vue extérieure


On distingue traditionnellement le bâtiment "moderne", construit symétriquement autour du pavillon d’entrée, du bâtiment "gothique" s’étendant des tours de l’ancienne Conciergerie à la tour Bonbec.


Le dessin général du bâtiment moderne est dû à Louis Lenormand (1801 - 1862), architecte de la Cour depuis 1838, mais il fut profondément remanié en 1864, alors que la construction arrivait au niveau du premier étage, par Joseph-Louis Duc (1802 - 1879) qui décida de réduire le nombre des fenêtres pour conserver l’aspect monumental de la façade de la rue de Harlay


Le bâtiment "gothique" n’a pas subi de telles modifications. Sa façade était entièrement élevée en mars 1870.


C’est à cette époque que la tour Bonbec héritée du moyen-âge fut rehaussée d’un étage pour assurer l’équilibre de masse de l’ensemble et faciliter la transition entre le style classique du bâtiment "moderne" et le style "néo-médiéval" de la partie gothique. Le dôme du pavillon central prévu par Lenormand était plus élevé que celui qui fut érigé et dont les formes légèrement convexes s’harmonisent avec le fronton.


Les sculptures furent réalisées dans les années 1865-1866 sous la direction de Hayon, qui demeurait place Dauphine.

Les enfants entourant le médaillon, au-dessus du balcon d’honneur seraient dus au ciseau d’Henri-Michel-Antoine Chapu (1833-1891).


Les cariatides sont d’Eugène-Louis Lequesne (1815-1887).


Les sculptures du fronton représentent, à gauche, la loi protégeant l’innocence, et à droite, la loi punissant le crime, entourant les armes de l’Empire.